24 Heures

17.10.2007

Les ampoules économiques, bonnes pour le climat !

idée

Selon l'Agence internationale de l'énergie, si la population mondiale se convertissait aux lampes à économie d'énergie, la planète diffuserait 470 millions de tonnes de CO2 de moins en 2010, ce qui représente la moitié des objectifs de réduction de CO2 prévus par le protocole de Kyoto! Les ampoules économiques sont plus chères à l'achat, que les lampes dites "classiques" mais leur consommation se révèlent au final plus économiques. Elles nécessitent 3 à 5 fois moins d'électricité et durent 6 à 15 fois plus longtemps que les ampoules à filament.

En Grande-Bretagne, il a été décidé d'interdire à la vente les ampoules à forte consommation d'énergie dès janvier 2008, avec un objectif de substitution complet par des modèles plus économiques pour début 2012. L'Australie veut remplacer ses ampoules à filament par des lampes économiques d’ici 2009 ou 2010. Grâce cette mesure, ils pourront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 4 millions de tonnes d’ici 2012. Quant à l'Union européenne, ses membres ont demandé à la Commission en charge du dossier de leur présenter des propositions à adopter en 2008. Pour les lampes qui permettent d'économiser l'énergie dans les foyers privés, l'échéance pour une décision est fixée à 2009. La Suisse? on y réfléchit, mais bon...tout cela n'avance pas très vite!

Selon une étude publiée récemment par une revue d’ingénieurs australiens (The Environmental Engineer), le bilan carbone des lampes fluorescentes est positif. En effet, bien que leur fabrication nécessite plus d’énergie, les lampes économiques durent plus longtemps. Il faut savoir que dans les ampoules classiques plus de 90% de l’énergie sert à produire de la chaleur plutôt que de la lumière. Dans les lampes fluorescentes c’est un gaz qui est chauffé par le courant et qui éclaire grâce au rayonnement ultra-violet qu’il émet.

Mais attention, la présence de poudres fluorescentes et d'un gaz à base de vapeur de mercure dans le tube, non dangereuses en cours d'utilisation, fait que ces lampes constituent un déchet dangereux nécessitant une élimination particulière. Rappelons quele mercure est également libéré, directement dans l'atmosphère, lors de la production d'électricité par combustion d'énergies fossiles. En consommant moins d'énergie, l'utilisation de lampes économiques permet de libérer moins de mercure dans l'atmosphère. D'autre part, il existe de plus en plus de procédés ad hoc pour récupérer le mercure utilisé dans les lampes économiques. Depuis le 1er août 2005, ces lampes peuvent être remises gratuitement dans tous les points de vente. Le taux de récupération n'est que d'environ 60%, soit 5,8 millions de pièces en 2004. Ceci signifie que 3,8 millions de ces lampes sont encore jetées dans la poubelle. Avec une teneur en mercure de 10 à 15 mg par lampe cela correspond, à une quantité totale de 37 à 54 kg de mercure qui finisse dans les usines d'incinération.

Les ampoules électriques suivent une technologie qui n'a pas évolué depuis près d'un siècle. Nous devons vivre avec notre temps et remplacé progressivement nos ampoules classiques par des économiques, mais n'oubliez pas de les recycler!

Pour plus d'informations:
Fondation suisse pour le recyclage des sources lumineuses et luminaires:www.slrs.ch
Office fédéral de l'environnement: www.ofev.ch

01.10.2007

Des économies d'électricité plutôt qu'une nouvelle centrale nucléaire

Ecologie libérale passe la vitesse supérieure dans le domaine des économies d'électricité en lançant une salve d'interventions parlementaires. Les mesures touchant le domaine bâtiment seront déposées dans les parlements cantonaux et celle concernant l'éclairage le sera au Conseil national.

Les bâtiments sont responsables de près de la moitié de la consommation énergétique en Suisse. Il est dès lors évident pour nous que ce secteur est un domaine d'action prioritaire.

Voici la liste des différentes mesures proposées par Ecologie libérale:

  • Mise en place de prêts à taux d'intérêts zéro pour l'assainissement des chauffages électriques directs.

  • Proscription les chauffages électriques directs d'ici 10 ans.

  • Obligation d'installer, dans les résidences secondaires, un système télémétrique de commande à distance du chauffage électrique direct dans les plus brefs délais.

  • Limitation de la puissance des pompes de circulation de chauffage à 1 pour mille de la puissance du chauffage.

  • Proscription l'installation de nouveaux boilers électriques sans complément de chaleur renouvelable (solaire, bois, pompe à chaleur, ...).

  • Proscription les résistances électriques chauffantes additionnelles dans les pompes à chaleur et les rubans électriques chauffants sur les conduites d'eau chaude sanitaire pour le maintien en température des ces dernières.

  • Obligation de brancher les nouveaux lave-vaisselle et lave-linge au réseau d'eau chaude et froide.

  • Possibilité de déduire du revenu fiscal la pose d'installations de production d'électricité renouvelable (panneaux photovoltaïques, éolienne, cogénération au bois ou au biogaz, petite hydraulique).

  • Proscription l'installation de nouveaux néons au ballast classique.

Ces différentes mesures doivent passer par une intervention de l'Etat et ne peuvent être laissées au bon vouloir des citoyens. Elles sont trop techniques et on ne peut pas demander à chacun de faire un diplôme d'ingénieur-conseil…

Ces mesures permettront d'éviter la construction d'une nouvelle centrale nucléaire. Les économies d'énergie réalisées profiteront à plusieurs secteurs économiques suisses, puisqu'il n'est pas possible de délocaliser une économie d'énergie.

Alors, avant de vouloir produire encore plus d'électricité, commençons par arrêter de la gaspiller!



25.05.2007

Ecologie libérale dans le Canton de Vaud: Quelle histoire ...

Le but n'est pas de polémiquer, le but de cette intervention est de fournir les informations nécessaires pour comprendre une bonne fois la situation d'Ecologie libérale dans le Canton de Vaud. Si je choisis la voie du blog, c'est pour ne pas polluer plus longtemps les journaux avec un débat somme tout stérile. C'est aussi l'occasion pour les citoyens de pouvoir s'exprimer directement par la voie des commentaires; et je tenterai de répondre à vos interrogations.

Le comité d'Ecologie libérale a décidé en mai 2006 de présenter des listes pour les élections au Conseil National dans les cantons de Neuchâtel, Valais et Vaud. En novembre, nous avons pris contact avec les partis du centre droit vaudois afin de leur dire notre intention de présenter une liste dans le Canton de Vaud. Nous avons également eu une rencontre avec le bureau exécutif du parti libéral. Lors de cette rencontre, nous avons dit que nous allions faire une liste et que nous allions demander l'apparentement avec les partis du centre droit. Nos intentions étaient très claires. Nous avons également spécifié que nous n'étions pas un parti politique, que ce n'était pas notre intention de le devenir et que si un de nos candidats était élu, il se rattacherait au groupe de son parti. Les discussions ont tourné court car on nous a répondu qu'il fallait attendre les élections vaudoises qui avaient lieu en mars-avril. Nous avons donc repris contact en avril par différents téléphones et de manière plus officielle par une lettre de demande d'apparentement datée du 20 avril et envoyée aux présidents des trois partis UDC-Radicaux-Libéraux. Voici le contenu de cette lettre:


"Messieurs,

Le comité d'Ecologie libérale a décidé, l'été passé, de présenter des listes pour le Conseil national dans trois cantons romands : Neuchâtel, Valais et Vaud. Ces listes comprendront des candidats provenant de tous les partis de droite ainsi que des indépendants. Nous désirons apparenter ces listes aux partis de droite.

En Valais, la liste Ecologie libérale sera apparentée aux 2 listes libérale et radicale. Dans le canton de Neuchâtel, nous nous dirigeons vers un sous-apparentement, également avec chacune des listes radicale et libérale.

Nous vous demandons maintenant l'apparentement avec les partis de la droite vaudoise.

Nous précisons qu'Ecologie libérale n'a pas pour objectif de devenir un parti politique, mais désire aussi faire avancer ses idées.

Relevons qu'il est fréquent de voir des listes "femmes" ou "jeunes" afin de mettre en avant telle ou telle caractéristique. Pour nous, il s'agit de mettre en avant l'écologie. Les Verts vont certainement faire une avancée spectaculaire en prenant des voix à la droite. Il s'agit donc d'empêcher l'érosion de nos partis. Précisons encore que si l'un de nos candidats venait à être élu à Berne, il se rattacherait au groupe correspondant à son parti.

Si vous désirez plus d'informations, nous nous tenons à votre entière disposition pour un rendez-vous.

En espérant que notre demande recevra un bon écho de votre part, nous vous présentons, Messieurs, l'assurance de nos sentiments les meilleurs."


Entre-temps, le parti libéral vaudois nous a proposé de renoncer à notre liste pour mettre des candidats d'EL sur la liste libérale. Le comité d'EL a refusé cette option car il s'agissait pour nous de ne pas devenir des alibis écologistes pour faire élire des gens qui parlent beaucoup d'écologie mais qui lorsqu'il s'agit de voter, ont toujours une très bonne raison pour ne pas soutenir les projets comme la taxe sur le CO2 et bien d'autres. Pour le vérifier par vous-même, vous pouvez vous rendre sur le site de la Confédération " Qui a voté comment? ": http://www.parlament.ch/f/homepage/ra-raete/abdb-query.ht... . La deuxième proposition du PLV était de nous sous-apparenter uniquement au parti libéral. Nous ne pouvons pas accepter cette proposition puisque nous avons sur notre liste des gens qui n'appartiennent pas au parti libéral.

Le centre droit vaudois s'est réuni le 24 avril pour discuter de notre demande d'apparentement. C'est par la presse que nous avons appris le 25 avril que notre demande avait été refusée à l'unanimité sans même nous recevoir.

Quelques jours plus tard, nous prenons des contacts avec le PDC-Vd qui accepte d'engager la discussion. Je rappelle que les membres d'Ecologie libérale proviennent de tous les partis de droite et qu'un de nos Vice-Présidents est Pierre Kohler (PDC Ju). Le 10 mai, nous recevons une demande du centre droit vaudois pour une rencontre de discussion agendée au 29 mai, nous acceptons.

Le 11 mai, nous organisons une conférence de presse pour présenter nos 8 premiers candidats, vous trouverez sur notre site www.ecologieliberale.ch, le communiqué de presse.

Le 15 mai, le bureau exécutif du PLV a demandé à Messieurs les députés Courdesse et Haury de démissioner. Toujours le même jour, une majorité des membres présents du groupe libéral au Grand Conseil demande aux deux députés de quitter le groupe. Le 21 mai, le comité cantonal se réunit et décide que Messieurs Courdesse et Haury ainsi que moi-même ne faisons plus partie du PLV. Encore une fois, nous l'apprenons par la presse le 22 mai. Le comité cantonal n'a pas demandé à nous recevoir, c'était un réquisitoire unilatéral. Nous n'avons pas démissionné, il s'agit en réalité d'une exclusion.

Aujourd'hui, tout ce que je peux dire c'est que nous nous rendrons malgré tout à la réunion du 29 mai pour entendre les propositions du centre droit vaudois. Nous déciderons de notre ligne de conduite lors de notre comité du 6 juin.

Si vous avez des questions sur nos idées, n'hésitez pas à vous rendre sur notre site Internet ou à nous poser directement la question.

En espérant clore une fois pour toute cette histoire et pouvoir enfin parler des choses qui nous tiennent à coeur, à savoir les solutions aux problèmes environnementaux.


Isabelle Chevalley